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Salle exposition MPT

ESPACE EXPOSITIONS    2017-2018

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Peintures    Erick  LEPRINCE

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du 27 mars au 14 avril 2018

Erick   LEPRINCE

Peintures

Le monde de la mémoire

- Reliefs de temps -
Travail réflexif : des formes, des arbres, des fleurs, des poissons, des ciguës figés dans leur concentration, remontant le fil de leur histoire, de notre histoire. Des citrons, des grenades –usés- nous rappelant l’avancée du temps . Vision projetée par un travail de matières rugueuses, écorchées ; de surfaces douces, caressées, de lignes, de traits de plume. Graffitis, écritures, marques du temps, souvenirs de l’enfance…
Couleurs chaudes des surgissements impétueux et sauvages, teintes plus douces des plages de sérénité, de plénitude, libération des énergies premières encloses au plus secret de notre être.
Texture en mutation de matériaux en effervescence, griffés, fécondés de soubresauts vers un apaisement plus serein, plus lisse et poli.Harmonie d’une réalité à faire vivre.
Le peintre nous invite à retrouver notre origine ; à parcourir le monde de la mémoire.
Défier l’espace et le temps : se lancer à l’abordage de ces fragments, de ces moments là ; de ces reliefs de temps posés là sur la toile, le papier ou la photo. Hommes-saumons nous retournons habiter et frayer sur les rivages mystérieux de ces mondes où l’improbable devient la vie. Essai d’offrande de ce territoire inscrit dans l’inconscient et à reconquérir, mais aussi affirmation d’une terre vivante, présente. Ouvertures qui nous disent que le passage existe. Evocation de formes révélées à travers le jeu des couleurs ; émergence d’espaces éphémères où la mémoire s’inscrit et où le présent veut se révéler. Monde en mutation où le passé et le présent s’interrogent et nous affirment que nous sommes à naître.

Remontons le courant, dans les tourbillons, les rapides : à la source ! Allons à la pêche aux souvenirs, aux émotions, aux fulgurances de l’enfance. Expérimentons la surface peinte comme zone franche, comme lieu de vraie liberté. Changeons le rythme, arrêtons-nous : là se trouve peut-être la singularité et la vérité de la peinture, de ma peinture.

ERICK LEPRINCE

Sculptures    Michel-Guillaume   KIRSCH

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  PLANNING DES EXPOSITIONS CONVENTION D'EXPOSITION CONTACT

Michel-Guillaume  KIRSCH

Sculptures


Modifier l'objectif, modifier l'objet, ou le donner à voir tel, nu. Parallèlement au questionnement sur la trace, je me suis également attaché et à l’observation et à l’action du temps et de la mémoire au travers d'éléments entrant dans un processus de sédimentation et de stratification.
Pli, repli, déploiement en surfaces, en volumes, ardoises, acier, esquisses d'architectures, paysage mental et sensoriel. Les sculptures sonores fondent également un axe important dans mes recherches. Du Végétal au Minéral, sonore. L'ardoise en elle est déjà tout un territoire d'écritures, de couleurs et de valeurs ; fendue, débitée en feuillets, elle recèle toutes les traces de la sédimentation lente, en strates, des événements.
Des fragments d'invisible content une histoire passée ou à venir et sont révélés.

Notes sur les sculptures énigmatiques de Michel Kirsch

Les œuvres d'une simplicité apparente prennent le risque de passer inaperçues. Ses sphères inégales, sorte de coques de noix, ne demandent qu'à livrer leur mystère pour peu qu'on fasse silence autour d'elles et sache écouter leurs respirations. Comme nos jours qui passent s'empilent les ans des strates d'ardoises enfouissent nos mémoires en monuments.
Voici un mille feuilles dont la tranche déchire la lumière et y loge, tremblante sa part d'ombre. Il faut découvrir des secrets cachés dans les plis minéraux d'une colonne austère, altière, pierre d'angles, balise pour rêve vagabonds. Au boulier du temps suspendu, ni simulacre ni affect: que la pierre grise – nue; paquets clos sur eux-mêmes, inviolables tumulus muets, froid silence que réchauffe l'acier.

Le travail de Michel Kirsch a le tort d'être évident pour un distrait qui pourrait en ponctuer un rayon de bibliothèque sans se rendre compte qu'au feuilletage des livres, tohu-bohu de mots répond le feuilletage d'ardoises : proposition silencieuse pour un voyage introspectif.

Bernard Coulomb 2010